Beni: Flambée des prix des denrées alimentaires inquiète les familles 

Beni: Flambée des prix des denrées alimentaires inquiète les familles 

Les habitants de Beni font face à une flambée des prix des produits de première nécessité. Farine, huile et sucre deviennent de plus en plus chers, rendant difficile l’accès à l’alimentation pour de nombreuses familles. Cette situation est principalement liée aux difficultés de transport et à l’insécurité qui règnent dans certaines zones environnantes.

Sur presque tous les marchés de Beni, au grand marché de Kilokwa au à tous les autres petits marchés de Beni, les familles constatent une augmentation des prix depuis plusieurs semaines. Une mesure de de farine de manioc est passée de 10 000 FC (4,35 $) à 17 000 FC (7,39 $), tandis qu’une bouteille d’huile Rina est passée de 1 800 FC (0,78 $) à 3 000 FC (1,30 $). Un sac de braisé, quant à lui, a vu son prix bondir de 30 000 FC (13,04 $) à 80 000 FC (34,78 $). « Nous ne fixons pas les prix au hasard. Les produits arrivent déjà chers à cause du transport », explique Naomi, vendeuse de farine. Selon elle, les grossistes justifient cette augmentation par les coûts élevés du déplacement des marchandises.

Routes en mauvais état

Derick, chauffeur assurant le transport des denrées vers Beni, confirme les difficultés rencontrées.
« Les routes sont en très mauvais état. Les camions mettent beaucoup de temps pour arriver. Parfois, il faut réparer le véhicule en cours de route », témoigne-t-il. Il ajoute que l’insécurité dans certaines zones oblige parfois à modifier l’itinéraire ou à retarder le voyage, ce qui augmente encore les dépenses.

Budget en pâtit

Pour les habitants, la hausse des prix commence à peser lourdement sur le budget familial.
« Avec mon petit revenu, je n’arrive plus à acheter comme avant. Je réduis les quantités », explique Bibicha, acheteuse au marché. L’augmentation des prix complique l’accès aux produits de première nécessité pour les familles modestes.

Analyse économique : la chaîne de transport en cause

Selon Kinyambila Siméon, économiste de formation et enseignant à l’UOS/Beni, cette situation est directement liée à la chaîne de transport. « Lorsque les routes sont dégradées et que l’insécurité perturbe la circulation, le coût du transport augmente. Cette hausse se répercute sur le prix final des produits, réduisant le pouvoir d’achat des familles à faible revenu », analyse-t-il.

Des routes pour solution durable

A Beni, la hausse des prix alimentaires semble étroitement liée aux difficultés de transport et à l’insécurité. Sans intervention ou solution durable, cette situation risque de continuer à affecter les ménages les plus vulnérables, rendant encore plus difficile l’accès à une alimentation abordable.

Elie Biromi (Etudiant en SIC/UOS)


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