Goma : Après l’attaque aux drones fait des dégâts  humains

Goma : Après l’attaque aux drones fait des dégâts  humains

Une frappe aux drones a touché une résidence abritant du personnel de l’ONU à Goma, faisant au moins trois victimes, dont Karine Buisset, collaboratrice française de l’UNICEF. La France demande une enquête indépendante, tandis que le Gouvernement congolais affirme que des investigations sont en cours. Le M23 accuse quant à lui le régime de Kinshasa d’être responsable de l’attaque.

Le 10 mars 2026, une résidence accueillant des travailleurs humanitaires à Goma a été touchée par une frappe aux drones. À ce stade, la seule identité formellement confirmée est celle de Karine Buisset, ressortissante française travaillant pour l’UNICEF.

Selon plusieurs bilans locaux et internationaux, au moins deux autres personnes ont également perdu la vie, mais leurs identités n’ont pas encore été officiellement communiquées. Cette attaque a provoqué un émoi considérable parmi la population et la communauté internationale.

La France condamne

Le gouvernement français a fermement condamné cette attaque et demandé l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités. La France souligne la nécessité de protéger les travailleurs humanitaires, qui interviennent souvent dans des zones à haut risque.

Pour rappel, cette situation rappelle l’attaque du 22 février 2021 à Nyiragongo, au nord de Goma, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur italien Luc Attanasio et à son chauffeur congolais Mustapha Milambo, se souvient Elvis Katsana, journaliste de Goma.

Le Gouvernement congolais réagit

Dans un communiqué publié le 11 mars 2026, le Gouvernement de la RDC indique avoir pris connaissance des explosions et exprime sa tristesse face aux pertes en vies humaines. Il présente ses condoléances à la famille de Karine Buisset ainsi qu’au Gouvernement français.

Kinshasa assure également que des enquêtes sont déjà en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque et réaffirme son engagement au respect du droit international humanitaire ainsi qu’à la protection des civils et des travailleurs humanitaires.

Signalons que cette déclaration officielle du Gouvernement congolais intervient après les réactions du M23, qui a accusé le régime de Kinshasa d’être à l’origine de l’incident. Cette tension souligne la fragilité de la sécurité dans la région et la complexité de la situation humanitaire au Nord-Kivu.

Rédaction


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