Election du nouveau comité des étudiants de l’UOS-Beni : des promesses fortes face à une réalité contraignante

Election du nouveau comité des étudiants de l’UOS-Beni : des promesses fortes face à une réalité contraignante

L’élection d’ATANANE ASEYANE Cristian à la tête du comité estudiantin de l’Université Officielle de Semuliki, le 17 décembre 2025 à Beni, suscite un nouvel élan d’espoir parmi les étudiants. Entre engagements ambitieux et contraintes budgétaires persistantes, le défi du nouveau mandat sera de transformer les discours en réalisations concrètes.

L’élection d’ATANANE ASEYANE Cristian à la présidence du comité estudiantin de l’Université Officielle de Semuliki (UOS), intervenue le mercredi 17 décembre 2025 à Beni, a ravivé l’espoir au sein de la communauté universitaire. Comme à chaque début de mandat, les attentes sont élevées, nourries par des discours volontaristes et des promesses rassurantes.

Toutefois, une interrogation s’impose : entre ambitions affichées et moyens réels, jusqu’où ce comité pourra-t-il aller ? Parmi les engagements annoncés figure la construction d’un terrain de basketball au sein de l’université. Cette promesse symbolise la volonté de promouvoir non seulement la réussite académique, mais aussi l’épanouissement des étudiants à travers le sport et la cohésion sociale. Dans un environnement où les infrastructures de loisirs restent largement insuffisantes, l’idée séduit.

Une volonté affichée dans le discours

Le ton du nouveau président, ferme et déterminé, a marqué les esprits. « Je ne suis pas là pour plaisanter, mais pour travailler », a-t-il déclaré, cherchant ainsi à se démarquer de ses prédécesseurs. Cette affirmation traduit une volonté claire de rompre avec l’image d’un comité estudiantin souvent perçu comme passif ou symbolique.

Cependant, derrière ces annonces ambitieuses, la réalité rattrape rapidement l’enthousiasme. Comment construire un terrain de basketball sans budget propre ? Comment concrétiser des projets d’envergure avec un mandat limité à une seule année académique ? Ces questions mettent en lumière le décalage fréquent entre les promesses électorales et les capacités réelles d’action du comité.

L’histoire récente de l’UOS montre que les discours pleins de bonnes intentions se répètent chaque année, tandis que les contraintes demeurent inchangées. Le manque de moyens financiers, la dépendance vis-à-vis de l’administration universitaire et la brièveté du mandat rendent souvent ces engagements difficiles, voire irréalisables.

Une espérance à préserver

Pour autant, le scepticisme ne doit pas étouffer toute espérance. Même avec des ressources limitées, un comité déterminé peut initier des démarches, poser des bases solides, plaider auprès des autorités universitaires et mobiliser des partenaires tels que la mairie ou la MONUSCO.

La réussite ne se mesurera pas uniquement à la construction d’un terrain de basketball, mais aussi à la capacité du comité à être proche des étudiants, à écouter leurs préoccupations et à agir, même modestement, pour améliorer leur cadre de vie.

L’année académique 2025-2026 s’ouvre ainsi sous le signe d’un espoir prudent. Les paroles sont fortes et les ambitions affirmées. Il appartient désormais au nouveau comité de prouver, par des actions concrètes, qu’il n’est effectivement pas là pour plaisanter, mais pour travailler avec réalisme, responsabilité et proximité avec la base estudiantine.

Odile Tsongo (Etudiante en SIC/UOS)


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