Nord-Kivu : Lyly Kabeya, une sportive qui brave son handicap
Nord-Kivu : Lyly Kabeya, une sportive qui brave son handicap
Malgré la perte d’une partie de sa jambe à la suite d’un accident de voiture, Kanku Kabeya Lyly refuse d’abandonner sa passion pour le sport. Dans la ville de Beni, cette sportive amateur s’entraîne chaque jour avec une prothèse pour relever un défi ambitieux : participer et terminer un marathon. Un parcours marqué par la persévérance, le courage et l’espoir.
Quand la ville dort encore, Kanku Kabeya Lyly attache déjà ses chaussures de course. Sur sa jambe gauche, une prothèse. Devant elle, plusieurs kilomètres d’entraînement. Son objectif est clair : terminer son pré-marathon et se préparer pour une course plus longue.
Pour cette femme sportive, courir n’est pas seulement une activité physique. C’est aussi une façon de regarder l’avenir avec optimisme.
Après l’accident, c’est le long chemin de la reconstruction
La vie de Lyly a basculé après un accident de voiture qui lui a fait perdre une partie de sa jambe. Au début, elle pensait que sa passion pour le sport appartenait désormais au passé. « Au début, je pensais que le sport, c’était fini pour moi », raconte-t-elle.
Les premiers mois ont été particulièrement difficiles. Elle a d’abord dû réapprendre à marcher. Puis, progressivement, elle a compris que malgré son handicap, elle restait une femme forte et capable de relever de nouveaux défis.
Confiance retrouvée
Petit à petit, Lyly reprend confiance. Elle commence par de très courtes distances : un kilomètre, puis deux. Avec le temps et la discipline, ses capacités s’améliorent.
Aujourd’hui, elle court presque tous les jours. Son entraîneur, Victor Kasongo, l’accompagne et adapte les exercices à sa condition physique.
« Je ne cours pas contre les autres. Je cours contre mes propres limites », dit-elle avec un sourire.
Déterminée malgré tout
Préparer un marathon demande beaucoup d’efforts. Les entraînements sont exigeants et les défis nombreux : fatigue, douleurs, moments de doute.
Mais Lyly reste motivée. Sa famille et ses amis l’encouragent à poursuivre son rêve. Pour elle, ce marathon représente bien plus qu’une simple compétition sportive : c’est une victoire personnelle.
Courir c’est possible
Le jour de la course approche. Lyly le sait : parcourir près de 40 kilomètres sera un immense défi.
Mais, à ses yeux, l’essentiel est déjà accompli. Elle a prouvé qu’un handicap ne peut pas arrêter un rêve, surtout lorsque la détermination et le courage sont au rendez-vous.
Pierrine sombolani (Etudiante en SIC/UOS)
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