Beni : la jeunesse appelée à privilégier le dialogue pour construire la paix
À l’occasion de la Journée mondiale de la jeunesse célébrée au cours du mois d’août, les jeunes du Nord-Kivu sont invités à privilégier le dialogue et la compréhension mutuelle dans la résolution des différends. Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et la multiplication des conflits dans l’Est de la RDC, plusieurs jeunes de Beni affirment avoir choisi des approches non violentes pour contribuer à la paix.
À Beni, plusieurs jeunes disent désormais privilégier des moyens pacifiques dans leurs actions et interventions. Cette évolution est notamment attribuée aux différentes campagnes de sensibilisation menées dans la région par des organisations et structures engagées dans la promotion de la paix.
Pour certains jeunes rencontrés, le dialogue constitue une alternative essentielle à la violence dans la résolution des conflits. « On doit prioriser le dialogue et la compréhension mutuelle plutôt que la violence pour résoudre un conflit », explique un jeune participant.
Un autre jeune estime que le dialogue permet de mieux comprendre l’autre et de rechercher des solutions acceptables pour toutes les parties. « Avec le dialogue, on cherche à comprendre l’autre, on règle les problèmes à l’amiable et cela favorise la paix et le respect », témoigne-t-il.
Le dialogue comme outil de prévention des conflits
Présent à Beni à l’occasion de cette célébration, Me Justin Burutsi, président du Parlement des jeunes de la ville de Goma, a insisté sur l’importance du dialogue et de la compréhension mutuelle dans la consolidation de la paix et de la sécurité en République démocratique du Congo. Selon lui, l’absence de dialogue et de compréhension entre les communautés contribue à l’émergence et à la persistance de nombreux conflits, notamment dans la partie Est du pays.
« Au travers du dialogue, il est difficile d’aller jusqu’à la guerre. C’est par manque de compréhension mutuelle et de dialogue qu’aujourd’hui, dans la société, nous observons la recrudescence des groupes armés ainsi que la multiplicité des conflits communautaires et armés qui affectent la population dans l’Est de la RDC », a-t-il déclaré.
Pour Me Justin Burutsi, le développement d’une culture d’échange et de dialogue peut permettre aux communautés de trouver des solutions pacifiques à leurs différends. « Si nous avons cet esprit d’échange en cas de divergence, cela nous permettra de trouver des solutions pacifiques à nos problèmes et d’apporter un élément de plus au développement de nos entités », a-t-il ajouté.
Promouvoir la paix et la sécurité
Ces différentes réactions interviennent dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la jeunesse, commémorée au cours du mois d’août de chaque année.
Pour l’édition 2026, le thème retenu était : « Le dialogue et la compréhension mutuelle pour la paix et la sécurité ». À travers cette thématique, les jeunes sont encouragés à devenir des acteurs de paix dans leurs communautés, en privilégiant la tolérance, l’écoute, la compréhension mutuelle et le règlement pacifique des différends, particulièrement dans une région confrontée depuis plusieurs années à l’insécurité et aux conflits armés.
Cet article est produit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités des journalistes et des médias du Nord-Kivu sur le journalisme de paix pour la cohésion sociale ». Ce projet est exécuté par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section du Nord-Kivu, avec l’appui de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC). À travers cette initiative, l’UNPC Nord-Kivu entend renforcer le rôle des médias dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale, en les encourageant à aller au-delà de la simple couverture des événements pour contribuer activement à la prévention des conflits et au rapprochement des communautés.
Maguy Masika
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