Nzanzu : « L’interculturalité favorise le partage des savoirs »
A l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement, célébrée 21 mai de chaque année, des chercheurs de Beni rappellent l’importance de l’interculturalité dans la promotion du vivre-ensemble. Pour l’historien Nzanzu Kilumbi, ce sont les échanges entre les peuples qui ont, à travers le temps, favorisé le partage des connaissances, l’innovation et le progrès des sociétés.
Chaque 21 mai, le monde célèbre la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. Cette commémoration vise à promouvoir la compréhension mutuelle entre les peuples et à valoriser les richesses apportées par les différentes cultures. A Beni, plusieurs acteurs soulignent l’importance de cette diversité dans la construction de la paix, du dialogue et du vivre-ensemble.
Dans une ville caractérisée par la coexistence de plusieurs communautés, la diversité culturelle est perçue comme un facteur de cohésion sociale et de développement. Nzanzu Kilumbi, enseignant universitaire en histoire, contacté pour plus d’éclaircissements, affirme que l’interculturalité favorise le partage des savoirs. Selon lui, le vivre-ensemble entre les peuples constitue une richesse historique qui a largement contribué au développement des sociétés.
Interculturalité pour la diffusion des connaissances
Dans le passé, les différents mouvements de populations ont favorisé la circulation des connaissances et des innovations. Lorsque deux ou plusieurs peuples entraient en contact, de nouvelles pratiques émergeaient grâce à la mise en commun des savoir-faire et des expériences propres à chaque communauté : « Tous les peuples n’ont pas découvert les métaux au même moment, pas plus que l’usage du feu ou du sel. Par exemple, c’est grâce aux échanges avec l’Asie que l’Afrique est entrée en contact avec la porcelaine », rappelle-t-il.Il ajoute que certaines communautés de la région, notamment les Mangwetu, qui entretenaient des relations avec le Soudan et l’Égypte, connaissaient déjà les armes à feu, alors que d’autres utilisaient encore des armes blanches pour la chasse ou la défense.« Les échanges interculturels, qu’ils soient liés aux mariages, au commerce ou à d’autres formes de contact, ont permis la diffusion progressive des connaissances dans toute la région », insiste-t-il.
Interculturalité au service de la paix et du développement
Selon l’historien, la civilisation contemporaine est également le résultat de ces échanges permanents de connaissances et d’expériences entre les peuples. Dans un monde de plus en plus interconnecté, ces interactions continuent de favoriser l’innovation et le développement.
La mondialisation se concrétise à travers les dynamiques de l’interculturalité, au sein desquelles résident le partage des savoirs et de l’innovation, conduisant ainsi au progrès des sociétés contemporaines. Au-delà de son importance historique, l’interculturalité apparaît aujourd’hui, selon nzanzu, comme un levier essentiel de renforcement de la cohésion sociale : « Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux, plusieurs acteurs locaux considèrent que le dialogue entre les cultures constitue un moyen efficace de promouvoir la paix, le vivre-ensemble et le développement.
A travers cette célébration, les populations, ce scientifique invite les populations à reconnaître la diversité culturelle comme une richesse collective et un facteur de développement : « la valorisation des différences culturelles demeure un élément fondamental dans la construction d’un avenir harmonieux pour la ville de Beni et pour le monde », conclut-il.
Rédaction
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