Passer au contenu principal

LE VERIDIQUE MEDIA

Beni: Des journalistes formés au journalisme de paix et à la vérification des faits

Beni: Des journalistes formés au journalisme de paix et à la vérification des faits

de Beni

Une trentaine de journalistes et professionnels des médias de Beni ont été formés, du 8 au 9 septembre 2026, sur le journalisme de paix, la vérification des faits et l’usage responsable des outils numériques. Organisée à l’hôtel Viaka par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), avec l’appui de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC), cette formation visait à renforcer les capacités des professionnels des médias dans un contexte marqué par les conflits armés et les crises sanitaires.

Cette formation de deux jours avait pour objectif de renforcer le rôle des médias dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale, particulièrement dans un environnement marqué par l’insécurité et les crises sanitaires.

Les participants ont notamment été outillés sur les principes du journalisme de paix ainsi que sur les techniques de vérification des faits, afin de limiter la diffusion des rumeurs et des informations susceptibles d’alimenter les tensions communautaires.

Pour Rose, participante à cette formation, les enseignements reçus permettront aux journalistes de mieux exercer leur métier dans un contexte de conflit. « Nous avons participé à un atelier de deux jours, vraiment riche. Il nous a surtout capacités parce que nous sommes dans un milieu en conflit, mais aussi confrontés à la maladie à virus Ebola. On nous a montré le rôle du journaliste dans un contexte de conflit, où il doit chercher à unir les membres de la communauté. »

La vérification des faits au cœur du travail journalistique

La vérification des informations a également occupé une place importante au cours de la formation. Les journalistes ont été sensibilisés à la nécessité de vérifier les faits et de s’appuyer sur des sources fiables avant toute publication.

Christian, l’un des participants, estime que cette formation l’aidera à mieux apprécier les informations avant leur diffusion. « Un bon journaliste, avant de publier quelque chose, doit d’abord vérifier pour donner une bonne information. Cette formation me pousse à avoir une idée claire sur ce que je peux diffuser et sur ce que je ne dois pas diffuser. » Pour plusieurs participants, la réduction de la circulation des rumeurs contribue également à préserver la tranquillité au sein de la communauté.

L’intelligence artificielle, un outil au service du journaliste

Les échanges ont également porté sur l’utilisation des outils numériques, notamment l’intelligence artificielle (IA), dans le travail journalistique.

Les participants ont été sensibilisés au fait que l’IA peut être utilisée comme un outil d’appui au travail du journaliste, tout en maintenant les exigences professionnelles liées à la vérification et à la responsabilité éditoriale.

Rose souligne que cette technologie ne devrait pas être considérée comme un remplacement du journaliste. « On nous a dit que l’intelligence artificielle n’est pas venue pour remplacer le journaliste, mais c’est un outil que le journaliste peut utiliser pour améliorer son travail. Cette formation va contribuer à la paix du moment où le journaliste joue un grand rôle dans la recherche de la paix. Il doit savoir comment agir dans un contexte d’insécurité. »

De son côté, Christian insiste sur les conséquences possibles de la diffusion d’informations non vérifiées. « Une information qui n’est pas vérifiée et qui n’a pas de sources fiables contribue à alimenter la division dans la communauté. »

L’UNPC appelle à une information responsable

Valéry Mukosasenge, président de la commission de discipline au sein de l’UNPC/Nord-Kivu, a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la consolidation de la paix à travers une information professionnelle et responsable.

Selon lui, l’UNPC, en collaboration avec son partenaire DDC Suisse, a initié cette formation afin de permettre aux journalistes travaillant dans des milieux affectés par les conflits de mieux répondre aux exigences du journalisme à l’ère du numérique. « L’UNPC, en collaboration avec son partenaire DDC Suisse, a suggéré d’organiser un atelier pour former les journalistes œuvrant en milieu de conflit, pour former les journalistes au journalisme de paix et savoir comment faire le reportage à l’heure du numérique, avec les exigences, les avantages et les désavantages de l’intelligence artificielle. Si le journaliste arrive à bien utiliser l’intelligence artificielle, le journalisme de paix sera renforcé. »

Des médias appelés à contribuer à la cohésion sociale

Cette formation organisée par l’UNPC avec l’appui de la Direction du développement et de la coopération suisse rappelle l’importance du rôle des médias dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

Dans un contexte marqué par l’insécurité et les crises sanitaires, les professionnels des médias sont ainsi appelés à privilégier la vérification des faits, la fiabilité des sources et une approche journalistique susceptible de favoriser une information responsable et de limiter la propagation des rumeurs.

Cet article est produit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités des journalistes et des médias du Nord-Kivu sur le journalisme de paix pour la cohésion sociale ». Ce projet est exécuté par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section du Nord-Kivu, avec l’appui de la Direction du développement et de la coopération (DDC Suisse). À travers cette initiative, l’UNPC Nord-Kivu entend transformer le rôle des médias, en les faisant passer de simples observateurs ou rapporteurs à de véritables catalyseurs de la paix et de la cohésion sociale.

Gloire Tsongo


En savoir plus sur LE VERIDIQUE MEDIA

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

You May Have Missed

Il n'y a pas d'information sans la liberté d'expression et de l'opinion 

X

En savoir plus sur LE VERIDIQUE MEDIA

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture